Les lectures de Milou

Vous trouverez dans ce blog des idées de lecture pour petits et grands!

mercredi 6 juillet 2011

Promouvoir la diversité littéraire


Tel est le dessein du site "les agents littéraires".
Ce site propose la découverte de maisons d'éditions peu connues, anonymes dont les auteurs ont parfois de  vraies pépites entre les doigts.
C'est sur la communauté de lecteurs bloggeurs et sur le dynamisme de la toile que les responsables du site s'appuient. Ainsi, les lecteurs deviennent eux mêmes les agents littéraires des livres qu'ils ont lu!


C'est grâce à eux d'ailleurs que j'avais pu découvrir le très beau documentaire sur la Vigne et le Vin des Edition Mama Josepha .

Aujourd'hui, ce sont deux lectures différentes que je vais vous proposer de découvrir avec moi.




L’Assemblée Nationale à gratter, la citoyenneté ludique !; Raphaëlle Aubert, Edition Au clair de ma plume 2010 ; 64 p ; 12€

Résumé de l'éditeur :
  Un cahier qui te présente l'Assemblée nationale avec des informations et des images insolites... Plus tu grattes, plus tu gagnes ! A toi de découvrir la citoyenneté tout en t'amusant.




  « La liberté est le pouvoir de faire tout ce que les lois permettent » Montesquieu
Voilà la très belle citation qui ouvre ce documentaire. Nous voici donc prévenu, feuilleter ce livre Bleu, Blanc, Rouge promet d’être riche en connaissances, en surprises et en jeux.

La première double page donne les consignes de lecture : il faut s’armer d’un crayon à papier pour cocher les réponses, d’un trombone ou d’une pièce pour gratter et d’un bout de papier pour compter ses bonnes réponses ! Alors 1,2,3… c’est parti !

Les pages se tournent et il faut regarder partout pour trouver les réponses (et les pigeons qui donnent des points bonus !). Les questions posées aux enfants sont du même style que « qui veut gagner des millions » : une question sérieuse, et des réponses loufoques sauf une, la bonne bien sûr. Quand il s’agit d’un texte à trou, l’indice est à trouver dans d’autres pages, il faut alors lire un petit paragraphe pour avoir le bon point. Et puis bien entendu, il ya le grattage. Derrière le gris métallisé se trouve tantôt les yeux de Victor Hugo, défenseur des droits des enfants, tantôt les grands noms de la presse française.
LEGO, Barbie et Ken côtoient nos contemporains comme Simone Veil  ou Robert Badinter, et deviennent les personnages principaux du documentaire.

J’ai vraiment apprécié ce documentaire très ludique. Tout en lui invite au jeu. Mais aussi à l’apprentissage de la citoyenneté. L’Assemblée Nationale est présentée à la fois par le bâtiment imposant de Paris, par sa fonction administrative et par ses symboles. Ce livre est donc très complet et également très bien fait !

Le seul bémol est le caractère unique de ce livre. En effet, une fois lu et tout gratté, il perd son atout principal celui de la surprise.

Pour autant, je le recommande vivement à quiconque veut éveiller à la citoyenneté !
Merci aux Editions Au Clair de ma plume.




Voici le deuxième ouvrage que j'ai pu découvrir. Merci à l'auteur et aux Editions Arte Facto de Montpellier.



Le feu sous la peau, Nicole Barromé, illustrations de Helena Tabbita, Les Editions Arte Facto, 2007, 134p, 15€

Une centaine de tercets à la manière de haïkus racontent un amour avec ses va-et-vient d'émotions : tendresse, passion, jalousie

Voici une lecture qui me laisse perplexe.

J’ai eu un vrai plaisir de trouver dans ma boîte aux lettres ce petit ouvrage. La couverture est assez jolie et agréable, le petit mot de l’auteur très sympa.
Le premier feuilletage laissait présager une lecture plaisante : la forme courte des poèmes (5 vers maximum) que l’on peut picorer, des illustrations colorées et vives.

Pourtant, la déception a vite remplacé l’enthousiasme de la découverte.
On comprend dès les premiers textes où l’auteur veut nous emmener. Elle va nous raconter une histoire d’amour de ses premiers balbutiements, à sa fin tragique, en passant très longuement par l’élan amoureux de la chair.
J’ai trouvé dans l’ensemble les textes grouillant de préjugés, de déjà vus et de clichés.
Il y a la flèche de Cupidon qui transperce le cœur (1er poème du recueil), l’héroïne qui « roucoule comme une tourterelle » sous les caresses de son homme, le lit en forme de « tapis volant », « le désir comme un feu d’artifice » et bien sûr la jalousie qui fait « verser des ruisseaux de larmes »…

Le thème de l’amour est déjà tellement abordé et de manière si géniale par certains grands poètes que l'exercice est un des plus périlleux. Et la poésie libertine l’est dotant plus, il ne faut ni glisser vers le vulgaire, ni dans le ridicule. Hélas, si le texte n’est jamais trivial, il est très souvent grotesque. (« Ses yeux émeraude/Sa verge satinée/ Son râle, un délice. »)

Pourtant, la forme choisie par l’auteur est originale. L’art du haïku est complexe. Il s’agit d’un texte court dans lequel on dit des choses simples dans un style simple. Il faut être précis. Le haïku doit être intuitif, à l'état brut, sans artifice intellectuel qui en compliquerait la compréhension.  Nicole Barromé en réussit quelques uns. ( « Doigts entrelacés/ Le grand frisson /Bourdon aux oreilles » ). 

 

Bien que cette lecture ne soit pour pas une réussite pour moi, reste à chacun de faire son opinion. Peut-être que les textes feront mouche auprès d’autres lecteurs.

 

 

lundi 27 juin 2011

Le Passage

Le Passage, Justin Cronin, Robert Laffont

D'accord, il fait plus de 1 000 pages, il est lourd, peu commode à transporter mais whaouuuu.... Il est juste extra! Merci Laure de me l'avoir fait découvrir!

Vous l'imaginez, l'intrigue est dense, palpitante et pleine de rebondissements mais je vais tenter de le résumer... Tâche ardue..

2010, deux agents du FBI écument les prisons des Etats Unis à la recherche de condamnés à mort. Ils les recrutent pour qu'ils soient l'objet d'expériences scientifiques et militaires. Mission Top secret dont eux même ne savent pas grand chose.
Un matin, c'est une petite fille de 6 ans qu'ils doivent retrouver et emmener.

100 ans plus tard, la Terre est totalement méconnaissable, peuplée de créatures sanguinaires violentes issues de modifications génétiques complexes, une expérience qui aurait mal tournée... Pourtant, un village subsiste. Leur société tente de survivre, mais  bientôt le courant risque de s'épuiser... Un jour, une jeune Marcheuse franchi les murailles, elle va bouleverser la vie de cette colonie et emmener quelques uns des survivants à l'aventure.

Le roman entier est dense, l'intrigue complexe; pourtant je suis rentrée dedans très vite. Les premiers chapitres mettent en place l'histoire. Les voix et les destins se croisent. On s'attachent aux personnages et pourtant, ils ne font que passer c'est douloureux, exaltant, captivant!

La deuxième partie du roman dépeint les modes de vie des survivants. On fait connaissance avec des personnages haut-en-couleur, meurtris, passionnés, amoureux mais surtout enfermés, luttant sans cesse pour leur survie.Alors forcément, on s'attache et parfois un peu trop, on s'en rend compte lorsqu'ils quittent l'histoire par une fin tragique mais toujours glorieuse.

Et puis quand vient le moment de l'aventure, la tentative de sauver le monde, c'est tout simplement extra! Les péripéties s'enchaînent, le voyage est semé d’embûches, de peur, de courage, de loyauté.

Un livre à lire sans modération, malgré son épaisseur, il se lit très (trop) vite!

vendredi 24 juin 2011

Plus jamais petite

Plus jamais petitePlus jamais petite, Séverine Vidal, Oskar Edition

Lucie attend, elle rassemble ses forces mais aussi ses souvenirs. Elle va de nouveau tenter de rencontrer ce père incestueux, à qui elle veut montrer qu’elle va survivre, qu’elle est forte et vivante. Devant la porte de la prison par bribes, elle reconstruit le fil des événements qui l’ont amenée ici.

Le thème est sensible, fort. Il met mal à l’aise, bouleverse nos habitudes de lectures trop souvent consensuelles. Ici ça décape, les sentiments sont vifs, à fleur de peau. La colère, le ressentiment, l’amertume arrive à nous toucher car ils sont dits de la bouche de Lucie. Pourtant, je trouve que beaucoup de clichés jalonnent la lecture. Un milieu social défavorisé, chômage, alcoolisme…des ficelles à mon goût trop faciles. Heureusement le livre est très court